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  • Je suis professeur des écoles. J'ai deux filles. J'habite près de Toulouse

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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 18:45
Par comau31
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 20:43



      

                                                       
   L'Alto




 
Un petit souvenir d'une agréable matinée dans ma classe de CE1/CE2.

                                                   

    
  Un ami musicien est venu nous parler de son métier de musicien et de

 sa nouvelle composition pour l'histoire de "la petite fille aux allumettes".

  Ceci s'insérait donc parfaitement dans notre projet d'école sur l'Europe

   avec la découverte du Danemark et la vie et l'oeuvre de H.C Andersen.


                               
   Par ailleurs,  les élèves avaient découvert en début d'année le métier de

  luthier et la vie de Stradivarius par la lecture  suivie du "nombre d'or ou

   Le secret des volûtes ".

                                  
                                                       Le violon


   Les élèves ont même eu la chance de chanter  accompagnés par

   l'alto sur "Nous sommes les sauvages" et  "Quand vient l'hiver".

   Et depuis ils jouent au chef d'orchestre dans la cours de récréation !!

   Enfin surtout les filles car les garçons jouent au rugby mais cela est

   une autre histoire .....


                                                     
     

                                   
                  Merci encore à Vincent pour sa générosité.





               Compte-rendu des élèves de CE2


           Le lundi 2 mars, un musicien du nom de Vincent est venu dans notre classe pour nous expliquer des choses sur les violons 
et pour nous parler de son métier de musicien et de son expérience de compositeur. Il nous a ensuite montré la disposition des musiciens dans l'orchestre de chambre.


           Vincent nous a présenté les différentes parties du violon et de l'alto.
Ils ont tous les deux quatre cordes (DO, SOL, RE, LA) comme le violoncelle et la contrebasse. Ce sont tous des instruments à cordes frottées. Plus les cordes sont longues, plus le son est grave.


           Ensuite, il nous a montré les archets. Ils sont composés de 150 à 250 crins de cheval et ils sont faits avec un bois spécial, très souple.
Puis, il nous a dit que dans son orchestre il n'y avait pas de chef d'orchestre car c'est le premier violon qui sert de directeur musical et qui dirige l'orchestre.


           Pour terminer, Vincent nous a joué des musiques que l'on avaient apprises en classe et nous avons chanté avec lui.


"Quand vient l'hiver " d'après les quatre saisons de Vivaldi et
"Nous sommes les sauvages " d' après J.P Rameau.
Il nous a aussi expliqué comment il avait composé la musique de "la petite fille aux allumettes" d'après le conte de Hans - Christian Andersen.


           Ce fût une rencontre très enrichissante.






 
Par comau31 - Communauté : La salle des maître(sse)s
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 17:36
  
  Les fleurs du mal - Baudelaire     link

                       Elévation



   Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,

    Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
    Par-delà le soleil, par-delà les éthers,
    Par-delà les confins des sphères étoilées,
   
   
    Mon esprit, tu te meus avec agilité,
    Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
    Tu sillonnes gaîment l'immensité profonde
    Avec une indicible et mâle volupté.
   
   
   
    Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
    Va te purifier dans l'air supérieur,
    Et bois, comme une pure et divine liqueur,
    Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
   
   
    Derrière les ennuis et les sombres chagrins
    Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
    Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
    S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;
   
   
    Celui dont les pensers, comme des alouettes,
    Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
    — Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
    Le langage des fleurs et des choses muettes !





        Appolinaire récitant le pont Mirabeau         link

           Alcools, la maison des morts                             link




  In Les contemplations
Victor Hugo, Livre I


Un jour, quand l'homme sera sage,
Lorsqu'on instruira plus les oiseaux par la cage,
Quand les sociétés difformes sentiront
Dans l'enfant mieux compris se redresser leur front,
Que, des libres essors ayant sondé les règles,
On connaîtra la loi de croissance des aigles,
Et que le plein midi rayonnera pour tous,
Savoir étant sublime, apprendre sera doux.
Alors, tout en laissant au sommet des études
Les grands livres latins et grecs, ces solitudes
Où l'éclair gronde, où luit la mer, où l'astre rit,
Et qu'emplissentles vents immenses de l'esprit,
C'est en les pénétrant d'explication tendre,
En les faisant aimer, qu'on les fera comprendre.
Homère emportera dans son vaste reflux
L'écolier ébloui; l'enfant ne sera plus
Une bête de somme attelée à Virgile;
Et l'on ne verra plus ce vif esprit agile
Devenir, sous le fouet d'un cuistre ou d'un abbé,
Le lourd cheval poussif du pensum embourbé.
Chaque village aura, dans un temple rustique,
Dans la lumière, au lieu du magister antique,
Trop noir pour que jamais le jour y pénétrât,
L'instituteur lucide et grave, magistrat
Du progrès, médecin de l'ignorance, et prêtre
De l'idée; et dans l'ombre on verra disparaître
L'éternel écolier et l'éternel pédant.
L'aube vient en chantant, et non pas en grondant.
Nos fils riront de nous dans cette blanche sphère;
Ils se demanderont ce que nous pouvions faire
Enseigner au moineau par le hibou hagard.
Alors, le jeune esprit et le jeune regard
Se lèveront avec une clarté sereine
Vers la science auguste, aimable et souveraine;
Alors, plus de grimoire obscur, fade, étouffant;
Le maître,doux apôtre incliné sur l'enfant,
Fera, lui versant Dieu, l'azur et l'harmonie,
Boire la petite âme à la coupe infinie.
Alors, tout sera vrai, lois, dogmes, droits, devoirs.
Tu laisseras passer dans tes jambages noirs
Une pure lueur, de jour en jour moins sombre,
O nature, alphabet des grandes lettres d'ombre!


In Les comtemplations, Victor Hugo, livre III

   

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu: - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux

   
Par corinnemarieanne31
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 18:05


              
              http:www.cyberbahut.com/cyber/spip.php?article111
Par comau31
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 17:20
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont

Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front,

Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime,

Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime,

Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,

Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.



In les châtiments. Victor Hugo
Par comau31
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